Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 11:35
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Un petit coucher de soleil pour commencer,

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Vacances à Koumra, à un endroit la piste sert aussi de terrain d'attérissage, pas celui bien sur!

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Pendant ces vacances, je suis aussi devenu tonton!

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Et la famille de mon ami l'entrepreneur est très mais alors très très nombreuse!!

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Les vacances sont passés trop vite, mais en rentrant à goré j'ai pu retrouvé mes petits bandits de grand chemin.

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J'ai aussi découvert qu'il y avait des montagnes avec vu inprenable près de chez moi...

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On dit là bas que c'était le territoire des lions avant de devenir celui de l'église...

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Une chose est sure, c'est que ce n'est pas l'urbanisation qui les a chassés.

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Le pangolin n'a pas eu le même destin, il bouffe tellement de fourmis et a tellement d'écailles que personne n'a jamais pensé à le chasser!

Voilà pour cette épisode imagé, qui a tardé un peu, mais le travail que j'espérais tant est arrivé avec cette nouvelle année et peu à peu je suis retourné vivre dans la brousse!

A très bientôt et bonne année avec pas mal de retard!!!
Par loisal
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 17:48

 

Justin c'est un petit garçon qui passe la moitié de la journée a moitié nu (pas la bonne comme la plupart des enfants de sont âge). C'est aussi le fils de mon ami Antoine, le patron de mon rad.

Cela faisait un an qu’à chaque fois qu’il me voyait il s’enfuyait en pleurant, la peur du fantôme tout blanc sans doute. Il y a eu quand même une ou deux exceptions et curieusement c’était quand j’étais habillé traditionnellement.

Jusqu’à ce fameux soir. C’était un samedi, on était en train de boire cette gala bien fraîche, récompense d’une bonne semaine de travail.
18h, c’est l’heure ou Justin met généralement son costume de soirée pour apprendre à danser avec d’autres enfants tant que les clients ne sont pas là. Il est tout propre et en profite logiquement pour se rouler par terre devant le regard désabusé de sa maman. Il se relève et se met à courir dans ma direction en pleurant. Et ça recommence…
Non ! cette fois il court se réfugier dans mes bras, je n’y crois pas ! il semblerait qu’il ai enfin fini par m’accepter. Je goutte alors au bonheur que ressentent les gens d’ici, à cette sensation que les enfants sont les enfants de tout le monde et je me dis que cette culture a décidément de très beaux côtés..


Je crois que le souvenir qui me restera le plus fort de cette aventure sera les enfants. Ils sont magiques et ne cessent de m’étonner. Le sourire constamment pendu aux lèvres, une imagination débordante pour s’amuser, transformant le moindre bout de fil de fer en un trophée ; jouant au foot jusqu’à la tombée de la nuit avec des cailloux, parfois avec une jambe en moins, parfois avec un petit frère sur le dos, chantant à tu tête, faisant la queue pour serrer la main du blanc tout en rigolant de sa tête bizarre, grimpant dans la voiture pour la garder, mangeant des bonbons au lieux de les vendre pour collectionner les images de footballeurs, accompagnant des vieillards aveugles en leur décrivant tout ce qu’ils devraient voir, aidant leur maman à puiser de l’eau, à quatre sur un vélo se cassant la gueule tout les 2 mètres,

Je crois que ces enfants voudraient plus que n’importe quel autre être comme Peter pan, ne jamais grandir. Je crois que quand la misère est là l’enfance est le meilleur moment de la vie d’un homme.

(Sur la photo ce n'est pas Justin car ça reste très difficile de le prendre en photo, c'est Bienvenu, le fan N°1 de mes pitreries)

Par loisal
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 08:28


Le mil qui arrive enfin a maturité, plus de deux mètre de haut...


Enfants de Goré, venu écouter en douce le concert chez antoine



Petit pêcheur sur la pendé, pas beaucoup de sardines cette année...


Réunion avec les cadres de l'entreprise LE ROC
Par loisal
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 12:31
Le Tchad dans ses 1.284.000 km² vient de faire ses premiers pas parmi les pays producteurs de pétrole. Et pourtant, depuis son existence, c’est un pays à vocation agricole à presque 70% et pastoral à 55-60%. Quand ces deux dominent, cela veut dire que le produit intérieur brut (P.I.B) vient directement de la base et donc que la masse paysanne est le pilier de l’économie nationale.

Mais, il s’avère que cette couche souffre amèrement parce qu’elle est presque sans voix ni voie. Pire encore, l’épineux problème du « conflit agriculteur - éleveur » vient scinder cette couche en deux sous couches, l’une superposée à l’autre. Et comme un malheur ne vient jamais seul, s’ajoute à ce problème un virus du type « Interdiction formelle de consommer du charbon de bois ainsi que la saisie du bois de chauffe ».

Alors où va le Tchad ? Cette dernière décision, tombée comme une manne du ciel du temps de Moïse, a enlevé l’envie de vivre sur cette terre des tchadiens qui vivent encore sous le seuil de la pauvreté.

Pour l’instant, je préfère narrer dans le vif de ce qui me tient à cœur. C'est-à-dire le « conflit agriculteur – éleveur ». Dans les années précédant l’indépendance jusqu’en 1979, par rapport à l’histoire du pays et à ce que j’ai vu de mes propres yeux, les agriculteurs et les éleveurs vivaient comme des frères en Christ. La cohabitation était parfaite.
Mais, la politique, comme un sursaut, a semé de l’identitarisme dans les années 1979 surtout le 10 février 1979, avec la guerre civile. Cette mauvaise herbe a grandie vite sur une terre très fertile et voilà les inconvénients : un climat de haine, de domination, de méfiance et de mépris s’est étendu sur le Tchad. Cela s’est développé comme le noyau d’un être unicellulaire dans l’esprit des deux communautés sœurs et voilà…
A partir des années 1984 à nos jours, c’est devenu un cancer très difficile à guérir. Dans les villages et les cantons de la zone méridionale, des cas de meurtres, des bagarres et des arrestations arbitraires sont monnaie courante. On peut recenser cinq à dix cadavres par jours, dix à quinze cas de bagarre, et un nombre incalculable de jugement et arrestations illégales. Ces arrestations sont devenues un « gagne pain » facile pour les force de l’ordre (gendarme et policier).
Ce conflit agriculteur – éleveur est entretenu du haut, si bien que c’est difficile de remédier à l’absence d’une prise de conscience. Et à ce problème vient s’en ajouter d’autre qui sont :
- surpâturage dans les zones agricoles sous prétexte que le désert avance à grand pas.
- 80% des têtes de bétail dans cette zone, appartiennent aux autorités administratives et militaires qui sont intouchables.
- Et comme le conflit « Nord – Sud » est omniprésent, finalement il devient très difficile d’ y voir clair.

En tout cas « il n’est jamais trop tard si la vie se prolonge », alors il y a des foyers de médiations qui naissent et dont les effets sont attendus à l’horizon. Des O.N.G ont tenté de mettre sur pied des foyers de médiation pour apporter un plus à ce mal qui gangrène une partie du pays depuis des décennies. Je peux citer EIRENE-Tchad (une ONG Allemande) qui a mis en place le volet M.E.C (médiation agriculteur éleveur) ; Justice et paix qui a sorti plusieurs articles sur la médiation ainsi que beaucoup d’autres bonnes volontés. En somme, pour ceux qui de loin ou de près pensent que le conflit est définitivement enterré, ce n’est qu’une illusion. Ils ne sont pas arrivés corps et âmes sur le lieu du drame. Ce conflit est loin de toucher à sa fin si la politique va toujours à l’encontre de sa conscience. Soyons ensemble, « la tête et la base », pour chercher à canaliser ce problème vers la poubelle afin que nos esprits et nos cœurs pensent à autre chose de meilleur pour un Tchad prospère.

Alla - Ndila
Par loisal
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 10:24
Ca faisait longtemps que j'avais envie d'apprendre, longtemps que j'observais et dimanche dernier j'ai enfin eu droit à un cours particulier sur comment bien tuer et manger son poulet. C'est pas vraiment quelquechose que l'on prend plaisir à faire mais qu'est ce que j'ai pu être heureux après en me disant que j'ai enfin les moyens de lutter contre les poulets de grandes surfaces sans goût! En plus c'est l'affaire de quelques minutes. Vous êtes prévenu j'aurais un poulailler plus tard c'est certain!


1 ère étape: Sans doute celle qui prend le plus de temps, attraper le poulet en question, une bonne partie de rigolade surtout quand le poulet a décidé qu'il va pas se laisser manger comme ça et qu'il a quelque sursauts d'intelligence.



On peut alors commencer à faire bouillir de l'eau, et vous pouvez voir sur cette photo le fameux prototype de four économique. Ha oui! les deux personnes que vous voyez depuis le début sont Djimta et N'dilabaye. Malheureusement comme ils font le thé en même temps ils ont du faire un foyer en plus (pas du tout économique celui là)


Ici Djimta, m'explique comment tuer le poulet, un pied sur les pattes, l'autre sur les ailes...je vous passe les détails, la question de la souffrance de l'animal n'est pas dans les moeurs. Alors je fais ce qu'il me dit en évitant de trop me poser de questions. Est ce que j'ai retouché la photo? Non pourquoi?


Déplumage, une joie immense comme vous pouvez le voir....


Cette étape là je connais mieux, même si je trouve que chez les poulets carrefour ça se détache tout de même beaucoup plus facilement!


Préparation de la sauce: de l'huile d'arachide, des oignons, du concentré de tomates, un peu de piment "garçon", on remue, on attend, on fait chauffer la boule, on mange et c'est tellement bon que ce n'est qu'à la fin du repas que je pense à faire une photo...


Comme c'était mon premier poulet, j'ai décidé de fêter l'événement. Ce dimanche là il y avait avec nous les deux cuisiniers de l êvéché daniel et marc, mes deux élèves et aussi Andreas, un allemand breton de l'organisme misérior qui finance une large majorité des projets de développement au tchad. Il s'en est donc suivi une après midi de discussions. On s'est donc quitté le ventre bien tendu et en ayant chacuns appris quelque chose de l'autre. Un très très bon dimanche.
Oui, le titre de cet article aurait pu être crâne d'oeuf et cuisse de poulets!
Par loisal
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  • 31/05/1984
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